La domotique et moi, 1ère partie

| par Teddy Payet

Je voulais aborder ce sujet depuis un moment déjà : ma vision de la domotique. Comme vous avez pu le lire sur mon blog, j’ai quelques articles qui tendent vers ce domaine ou plus exactement un assistant personnel. Le MagicMirror est un helper, une sorte de mini assistant personnel mais n’est pas de la “home automation”. Je vais essayer de partager avec vous ma vision. Je n’essaie pas de vous convaincre, j’essaie juste de poser sur le papier mon concept. Ce qui permettra de vous faire comprendre ma ligne éditoriale sur le sujet dans mes articles.

Mon profil avant tout

Avant de commencer de vous parler de la domotique pure et dure, je voudrais surtout me présenter pour que vous puissiez comprendre mes possibilités, mes compétences mais aussi mes limites.

Je suis de formation initiale graphiste ou “designer”. J’ai découvert le monde du web et notamment du développement de façon autodidacte. Je suis aujourd’hui Lead Developer PHP. J’installe des VM linux pour mes développements (merci vagrant). Donc, je n’ai pas vraiment peur de lire des lignes de code si besoin et d’en écrire (si je connais ou comprends le langage de programmation de la solution domotique). Je suis curieux des nouvelles technologies en général, de la SF (ne me demandez pas mon auteur favori, ça ne servira à rien, je n’en ai pas), de l’actualité en général, de l’interaction homme-machine (mais la plus basique qui soit : le comportement d’un utilisateur lambda devant une technologie). Je regarde énormément de Youtubers Makers, DIYers, etc.

Ça, ceux sont mes points “forts”. Maintenant, mes lacunes :

Quand on parle de domotique, souvent, on parle de DIY… Oui, mais je ne fais pas de soudure, pas d’électronique (mon dernier calcul de résistance date d’il y a 25 ans au collège), pas d’impression 3D (pas la place pour le moment). De ce fait, je préfère des solutions ou des produits finis. Je ne saurais pas brancher un ESP8266 avec un relay… Ni même flasher ce même ESP8266…

Dernier point, ma famille et moi-même vivons dans un appartement. Nous ne pouvons pas faire de grands travaux/bricolages pour mettre en place la domotique.

Inspecteur gadget

Comme dirait ma femme, “c’est gadget !”. Oui, ce n’est pas faux de prime abord. Vous vous en doutez, au fil de la lecture de mon blog, vous avez pu voir que je suis un geek, un technophile. Mais j’ai une fibre de “designer”, d’expérience utilisateur.

J’ai démarré l’installation de ma “domotique” avec le MagicMirror pour avoir un tableau de bord. C’est un projet “gentillet” pour démarrer, pour me frotter à cet univers. Le système me paraissait accessible. Je ne me suis pas trompé. Très très rapidement, la deuxième étape était l’installation d’interrupteurs connectés, de la marque Sonoff. Peu cher et facile à installer chez moi. Il y a un aspect financier qui m’intéresse dans la domotique : acheter du matériel abordable. Mais qui dit abordable, ne dit pas de mauvaises qualités.

Par la suite, j’ai pu acheter 2 Google Home Mini pour le prix d’un.

Mon écosystème a commencé à se mettre en place. Des interrupteurs connectés, des Google Home Mini et un Raspberry Pi (celui du Magic Mirror) pour les commander tous. Je ne saurais vous dire exactement combien j’ai dépensé pour faire tout ça, mais ce n’est pas excessif car étalé sur 1 an environ. Pour preuve, j’ai aujourd’hui cet équipement :

  • 3 interrupteurs Sonoff Touch
  • 2 contrôleurs Wifi monocouleur MagicHome
  • 1 prise Zigbee
  • 2 Raspberry Pi 3
  • Une clé Conbee2
  • 5 Google Home Mini
  • 1 Alexa Echo Dot

J’ai un Google Home Mini (GHM) par pièce principale, j’en ai payé 3 sur 5 à moitié prix lors de promo à chaque fois. Certains, et je peux comprendre, pourront dire que j’offre mes données à une grosse entreprise… Oui, certes. Mais on y reviendra plus tard sur ce sujet spécifique. Les Google Home Mini me permettent de commander mes lumières par la voix, entre autres.

J’ai d’autres utilisations marrantes des GHM. Ce qui ne déplaît pas à mes enfants.

Entre autres, je cherche des produits/solutions ouvertes, au mieux open source. Les Google Home Mini ne sont pas open source, elles sont d’un écosystème propriétaire mais Google permet d’interagir avec leurs produits grâce à des API/SDK gratuitement. Donc, cela me va très bien.

L’économie financière

Il n’y a pas à dire sur le sujet, un des buts de la domotique est l’économie financière ! Si on met en place une domotique sur le chauffage (commande de la température lorsque les personnes sont présentes ou pas à la maison, ouverture des fenêtres, etc.), on peut baisser sa consommation d’énergie. En effet, s’il n’y a personne à la maison, cela ne sert à rien de chauffer à 30° ! Et si on a oublié de baisser la température souhaitée de la chaufferie alors qu’on est déjà à 100 bornes, il nous suffit de se connecter à notre interface pour soit couper le chauffage, soit de baisser la température. Gain de temps, pas de dépenses énergétiques inutiles.

Autre exemple, on a oublié d’éteindre une lumière. Mon installation domotique remarque qu’une lumière est allumée mais qu’aucune personne n’est présente (merci les détecteurs de mouvements !). Alors, elle éteint la lumière pour ne pas éclairer une pièce pendant une semaine alors que vous avez les doigts de pieds en éventail à la plage à plusieurs centaines de bornes de chez vous !

Réussir à maîtriser sa consommation énergétique permet de réduire sa facture, de moins dépenser de pépètes, de pognon. Il y a bien d’autres scénarios possibles liés à la consommation énergétique. Si on se débrouille bien, on peut diviser par 2 certaines factures. A chacun son installation.

Conclusion

Cet aspect financier conclus la première partie de cet article. Il est assez long à lire, je ne voulais pas vous assommez alors que l’idée est simple : s’approprier la domotique. La deuxième partie sera en ligne dans 1 ou 2 jours. Elle abordera ma vision de l’accessibilité, le contrôle, l’automatisation et l’open source dans le domaine de la domotique. Comme d’habitude, je suis preneur de vos retours sur le sujet.

P.-S.

Photo by Yassine Khalfalli on Unsplash